Monday, September 29, 2008

... quelques traces de notre balade à Paris ...









The Ballad of Désastronaute #1 (Noli me tangere)

Une balade virtuelle, catographique : Désastronaute 1, une voyageuse du temps du future, éduquée à travers des images de films de la nouvelle vague et de la post-nouvelle vague (Godard, Rivette, Eustache, Bresson, Rohmer...) rentre à Paris à la recherche des fondements matériels des ces images obsessionelles. A travers le navigateur google-earth, le public sera invité à suivre désastronaute 1, flanerie mnémonique fait d’images superposées, fragments textuels et sons combinés à ses déambulations mentales.
(Collectif Jeune Cinéma - Mains d'Oeuvres)

Monday, September 22, 2008

Monday, September 15, 2008

18 Septembre 2008
RADIO LIBERTAIRE 89.4 - h.22:00 on...

terminal beach @ epsilonia
featuring

















Not Only Waving Nor Merely Drowning

(Hallucinations sonores entre ondes et particules dediées à Bridget Riley)















get it HERE (download)

Saturday, September 13, 2008

Sunday, August 17, 2008
















A Night—there lay the Days between—
The Day that was Before—
And Day that was Behind—were one—
And now—'twas Night—was here—

Slow—Night—that must be watched away—
As Grains upon a shore—
Too imperceptible to note—
Till it be night—no more—

(Emily Dickinson, 471)

Thursday, July 24, 2008

24 juillet 2008
RADIO LIBERTAIRE 89.4 - h.22:00 on...
terminal beach @ epsilonia
featuring

















DOUBLE AUDITION
(you only die twice)

Vertigo redoubled, folding upon itself but spiralling out into a chamber of auditions to repeat its internal difference where the meanings are.

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GET IT HERE


Wednesday, July 16, 2008


SAMEDI 19 JUILLET : 17:00 h...
La fabrique du bois / L'Abécédaire de Gilles Deleuze





Centre d'art et de recherche
9 esplanade Pierre Vidal-Naquet
75013 Paris

::.: At 5 pm: lecture/performance by SM and GT

“ La fabrique du bois ” is a dispositif that places aspects of our research on Deleuze's work with his students at the University of Vincennes during the 1970s in dialogue with the modus operandi of “ L'Abécédaire ”. Inspired by the principles that govern (or ungovern) Francis Ponge's La fabrique du pré (a text that attaches greater importance to the phases of preparation, elaboration and revision of a poem than to the finished product), we will engage the participants in a “virtual walk” around the Bois de Vincennes evoking through textual fragments, layered images and found sounds Deleuze’s radical working methods, his own endless preparation of lessons, the way he outlines a concept, seeds it, lets it lie, comes back to it by another route, adds something here or there, sees what happens when he places it in proximity to something of an entirely different nature, borrowed from another field of study. A google earth map of Vincennes will become an intensive cartography of multiplicities, a ground plan (or playground) for mnemonic conversational/conceptual itineraries and encounters.

Saturday, July 12, 2008

Tuesday, June 24, 2008

26 juin 2008
RADIO LIBERTAIRE 89.4 - h.22:00 on
terminal beach @ epsilonia

featuring















" Dans un foret ou tous les oiseaux sont des flammes "
balade sonore dans un bois fantasmatique

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Saturday, June 07, 2008












going under - Paris, juin 08

Monday, May 19, 2008

Jeudi 15 Mai
RADIO LIBERTAIRE 89.4 - h.22:00 on
terminal beach @ epsilonia

featuring


PINK NOISE



















terminal beach propose une rencontre fortuite entre le sleaze lounge très kitsch mais également touché par une étrange mélancholie, chanté/gémi par des actrices sorties du cinéma Pinku Eiga et du roman porno japonais des années '70, et les bruiteurs plus extremes des années '80/90. Violence de la douceur. Douceur de la violence.

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Thursday, May 15, 2008


















One thing was certain, that the white kitten had nothing to do with it - it was the black kitten's fault entirely. For the white kitten had been having its face washed by the old cat for the last quarter of an hour (and bearing it pretty well, considering): so you see that it couldn't have had any hand in the mischief.

Wednesday, April 30, 2008







10-15 may 2008

WOLKENGESTALT (videoinstallation entr'acte)
@ IL TRIFOGLIO NERO Gallery
Piazza Matteotti 80r - Genova


















every time you see the word never
you must cross it out
never

(EVANGELISTA)

Saturday, April 26, 2008



















... au printemps de mars aprés le massacre nous dansons parmi les fleurs...

Wednesday, April 23, 2008

24 avril 2008 - h.22:00
RADIO LIBERTAIRE 89.4 fm
@ EPSILONIA

terminal beach is back on air
featuring













CROSSING THE RIVER

playlist/currents:

boat drone/terminal Straub
William Basinski - The River - The River
Bernhard Gunter - Crossing the River - Crossing the River (Night Music)
Taku Sugimoto - Spoon River I - Opposite
John Duncan - River in Flames - River in Flames
Charalambides - Skin Of Rivers - Unknown Spin
Walter Schumann - The night of the Hunter - The night of the Hunter
Tetuzi Akiyama and Jozef Van Wissem – Ascension - Proletarian Drift
Clogs - River Stick - Stick Music
Holger Czukay - Boat Woman Song - Canaxis
Andrew Chalk - Untitled - The River that Flows into The Sands
Death Ambient - River Tigris - Drunken Forest
Hanadensha - Acid River - Acoustic Mothership
C.C.C.C. - Go to the Other Side - Love & Noise

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GET IT here

Sunday, April 20, 2008


Il y a quelque chose de fragile dans le bois...


Tuesday, April 15, 2008
















18 avril h.20 - Cinéma la Clef
UNHEIMLICHKEIT
"Wolkengestalt" @ Les Vendredis Mensuels du Collectif Jeune Cinéma
(21, rue de la clef - PARIS)

Saturday, April 12, 2008










MAI 68 (mai sessantotto)

« L’univers tout entier est composé de systèmes stellaires. Pour les créer, la nature n’a que cent corps simples à sa disposition. Malgré le parti prodigieux qu’elle sait tirer de ces ressources et le chiffre incalculable de combinaisons qu’elles permettent à sa fécondité, le résultat est nécessairement un nombre fini, comme celui des éléments eux-mêmes, et pour remplir l’étendue, la nature doit répéter à l’infini chacune de ses combinaisons originales ou types. Tout astre, quel qu’il soit, existe donc en nombre infini dans le temps et dans l’espace, non pas seulement sous l’un de ses aspects, mais tel qu’il se trouve à chacune des secondes de sa durée, depuis la naissance jusqu’à la mort... La terre est l’un de ces astres. Tout être humain est donc éternel dans chacune des secondes de son existence. Ce que j’écris en ce moment dans un cachot du fort du Taureau, je l’ai écrit et je l’écrirai pendant l’éternité, sur une table, avec une plume, sous des habits, dans des circonstances toutes semblables. Ainsi de chacun...

Le nombre de nos sosies est infini dans le temps et dans l’espace. En conscience, on ne peut guère exiger davantage. Ces sosies sont en chair et en os, voire en pantalon et paletot, en crinoline et en chignon. Ce ne sont point là des fantômes, c’est de l’actualité éternisée. Voici néanmoins un grand défaut : il n’y a pas progrès... Ce que nous appelons le progrès est claquemuré sur chaque terre, et s’évanouit avec elle. Toujours et partout, dans le camp terrestre, le même drame, le même décor, sur la même scène étroite, une humanité bruyante, infatuée de sa grandeur, se croyant l’univers et vivant dans sa prison comme dans une immensité, pour sombrer bientôt avec le globe qui a porté dans le plus profond dédain, le fardeau de son orgueil. Même monotonie, même immobilisme dans les astres étrangers. L’univers se répète sans fin et piaffe sur place. L’éternité joue imperturbablement dans l’infini les mêmes représentations. » (1)

Cette résignation sans espoir, c’est le dernier mot du grand révolutionnaire. Le siècle n’a pas su répondre aux nouvelles virtualités techniques par un ordre social nouveau. C’est pourquoi le dernier mot est resté aux truchements égarants de l’ancien et du nouveau, qui sont au cœur de ces fantasmagories. Le monde dominé par ses fantasmagories, c’est – pour nous servir de l’expression de Baudelaire – la modernité. La vision de Blanqui fait entrer dans la modernité – dont les sept vieillards apparaissent comme les hérauts – l’univers tout entier. Finalement la nouveauté lui apparaît comme l’attribut de ce qui appartient au ban de la damnation. De même façon dans un vaudeville quelque peu antérieur : Ciel et Enfer les punitions de l’enfer font figure de dernière nouveauté de tout temps, de « peines éternelles et toujours nouvelles ». Les hommes du XIXe siècle auxquels Blanqui s’adresse comme à des apparitions sont issus de cette région.
Walter Benjamin


(1) Auguste Blanqui, L’Éternité par les astres, Paris 1872

Wednesday, April 09, 2008









PURGATOIRE EROICA
Haussmann ou les barricades

I.
J’ai le culte du Beau, du Bien, des grandes choses,
De la belle nature inspirant le grand art,
Qu’il enchante l’oreille ou charme le regard ;
J’ai l’amour du printemps en fleurs : femmes et roses !
(Baron Haussmann, Confession d’un lion devenu vieux)

L’activité de Haussmann s’incorpore à l’impérialisme napoléonien, qui favorise le capitalisme de la finance. A Paris la spéculation est à son apogée. Les expropriations de Haussmann suscitent une spéculation qui frise l’escroquerie. Les sentences de la Cour de cassation qu’inspire l’opposition bourgeoise et orléaniste, augmentent les risques financiers de l’haussmannisation. Haussmann essaie de donner un appui solide à sa dictature en plaçant Paris sous un régime d’exception. En 1864 il donne carrière à sa haine contre la population instable des grandes villes dans un discours à la Chambre. Cette population va constamment en augmentant du fait de ses entreprises. La hausse des loyers chasse le prolétariat dans les faubourgs. Par là les quartiers de Paris perdent leur physionomie propre. La « ceinture rouge » se constitue. Haussmann s’est donné à lui-même le titre « d’artiste démolisseur ». Il se sentait une vocation pour l’œuvre qu’il avait entreprise ; et il souligne ce fait dans ses mémoires. Les halles centrales passent pour la construction la plus réussie de Haussmann et il y a là un symptôme intéressant. On disait de la Cité, berceau de la ville, qu’après le passage de Haussmann il n’y restait qu’une église, un hôpital, un bâtiment public et une caserne. Hugo et Mérimée donnent à entendre combien les transformations de Haussmann apparaissaient aux Parisiens comme un monument du despotisme napoléonien. Les habitants de la ville ne s’y sentent plus chez eux ; ils commencent à prendre conscience du caractère inhumain de la grande ville. L’œuvre monumentale de Maxime Du Camp, Paris, doit son existence à cette prise de conscience. Les eaux-fortes de Meryon (vers 1850) prennent le masque mortuaire du vieux Paris.

Le véritable but des travaux de Haussmann c’était de s’assurer contre l’éventualité d’une guerre civile. Il voulait rendre impossible à tout jamais la construction de barricades dans les rues de Paris. Poursuivant le même but Louis-Philippe avait déjà introduit les pavés de bois. Néanmoins les barricades avaient joué un rôle considérable dans la révolution de Février. Engels s’occupa des problèmes de tactique dans les combats de barricades. Haussmann cherche à les prévenir de deux façons. La largeur des rues en rendra la construction impossible et de nouvelles voies relieront en ligne droite les casernes aux quartiers ouvriers. Les contemporains ont baptisé son entreprise : « l’embellissement stratégique ».



II.

Das Blüthenreich der Dekorationen,
Der Reiz der Landsehaft, der Architektur
Und aller Szenerie-Effekt beruhen
Auf dem Gesetz der Perspektive nur .
(Franz Böhle, Theater-Katechismus)


L’idéal d’urbaniste de Haussmann, c’étaient les perspectives sur lesquelles s’ouvrent de longues enfilades de rues. Cet idéal correspond à la tendance courante au XIXe siècle à anoblir les nécessités techniques par de pseudo-fins artistiques. Les temples du pouvoir spirituel et séculier de la bourgeoisie de-vaient trouver leur apothéose dans le cadre des enfilades de rues. On dissimulait ces perspectives avant l’inauguration par une toile que l’on soulevait comme on dévoile un monument et la vue s’ouvrait alors sur une église, une gare, une statue équestre ou quelqu’autre symbole de civilisation. Dans l’haussmannisation de Paris la fantasmagorie s’est faite pierre. Comme elle est destinée à une sorte de pérennité, elle laisse entrevoir en même temps son caractère ténu. L’avenue de l’Opéra qui selon l’expression malicieuse de l’époque, ouvre la perspective de la loge de la concierge de l’Hôtel du Louvre, fait voir de combien peu se contentait la mégalomanie du préfet.


III.

Fais voir, en déjouant la ruse,
Ô République à ces pervers
Ta grande face de Méduse
Au milieu de rouges éclairs.
(Pierre Dupont, Chant des Ouvriers)


La barricade est ressuscitée par la Commune. Elle est plus forte et mieux conçue que jamais. Elle barre les grands boulevards, s’élève souvent à hauteur du premier étage et recèle des tranchées qu’elle abrite. De même que le Manifeste communiste clôt l’ère des conspirateurs professionnels, de même la Commune met un terme à la fantasmagorie qui domine les premières aspirations du prolétariat. Grâce à elle l’illusion que la tâche de la révolution prolétarienne serait d’achever l’œuvre de 89 en étroite collaboration avec la bourgeoisie, se dissipe. Cette chimère avait marqué la période 1831-1871, depuis les émeutes de Lyon jusqu’à la Commune. La bourgeoisie n’a jamais partagé cette erreur. Sa lutte contre les droits sociaux du prolétariat est aussi vieille que la grande révolution. Elle coincide avec le mouvement philanthropique qui l’occulte et qui a eu son plein épanouissement sous Napoléon III. Sous son gouvernement a pris naissance l’œuvre monumentale de ce mouvement : le livre de Le Play, Ouvriers Européens.

A côté de la position ouverte de la philanthropie la bourgeoisie a de tout temps assumé la position couverte de la lutte des classes. Dès 1831 elle reconnaît dans le Journal des Débats :
« Tout manufacturier vit dans sa manufacture comme les propriétaires des plantations parmi leurs esclaves. » S’il a été fatal pour les émeutes ouvrières anciennes, que nulle théorie de la révolution ne leur ait montré le chemin, c’est aussi d’autre part la condition nécessaire de la force immédiate et de l’enthousiasme avec lequel elles s’attaquent à la réalisation d’une société nouvelle. Cet enthousiasme qui atteint son paroxysme dans la Commune, a gagné parfois à la cause ouvrière les meilleurs éléments de la bourgeoisie, mais a amené finalement les ouvriers à succomber à ses éléments les plus vils. Rimbaud et Courbet se sont rangés du côté de la Commune. L’incendie de Paris est le digne achèvement de l’œuvre de destruction du Baron Haussmann.

Walter Benjamin


Sunday, April 06, 2008

Saturday, April 05, 2008

Paris, 6 avril 2008 @ video-appart
itinerrance































Circuit Centre - METRO Etienne Marcel
flanerie avec Anne-Marie Bologna-Jeannou
(cadavre exquis/work in progresse)

" Des protocoles d'actions où l'aléatoire est de mise car inclus dans le processus, temporisé, me permettent de créer un temps, déplacement d'un moments, d'un instant, de la vie à l'art. "


Tuesday, April 01, 2008















suicide en satellite

celui qui repassera sur cette orbite entendra d'étranges sons : sur des millions de kilomètres d'espace sans personne, un cosmonaute fantome, sa préoccupation inapaisée, frappe perpétuellement un dernier message qu'on ne s'explique pas

Tuesday, March 25, 2008












Festival International - Cinéma d'ailleurs et de demain

(du 31 mars au 5 Avril) Cinéma L'Archipel
17, bd de Strasbourg - PARIS

"Wolkengestalt" - lunedi 31 mars h.20-22


Wednesday, March 12, 2008










"Wolkengestalt" @ KUNSTENCENTRUM Z33
Zuivelmarkt 33
B-3500 Hasselt (Belgium)

PLACE@SPACE
(RE)SHAPING EVERYDAY LIFE

nowHere 16 March - 25 May

(vernissage 15.03.2008 ::: h.19.30-02.00)

“The events of 9/11 left a trail of smoke that still hasn’t dissipated from the atmosphere and that seems to have irrevocably ‘clouded’ our political vision. A state of affairs like a kind of weather that never passes, a media-borne overcast where smoke trails multiply and coalesce unnoticed and in relation to which we can have no privileged external perspective, no sure ground to stand on.
It was by chance that we discovered Goethe’s remarks on clouds – a friend gave Silvia the text saying it would help her sleep. In fact it did quite the opposite, it was a wake-up call that gave her the idea to make this cinétract. Like many of Goethe’s meteorological observations - inspired by Luke Howard’s pioneering classification of clouds - those of September 11, 1819 are remarkable for their precision, the careful mapping and sorting out of different types of weather phenomena, but above all their sense of measure, the calm certainty that after a storm the sky would clear. The sense of this film lies wholly in the open, multilayered disjunction between the events and times to which it refers. Goethe lived in an epoch when painters had begun to rethink how to paint the sky. Revolution was in the air.” (G.T.)

::: WOLKENGESTALT is a TERMINAL BEACH production :::

Saturday, March 08, 2008


















our brain-damaged camera...

Sunday, March 02, 2008

L'ATELIER (making of)
à Bétonsalon du 9 février au 1er mars 2008












a project by L'AMBASSADE





























































::: terminal beach remercie cécilia et maxime (THE AMBASSADORS) for this lucid visionary experience :::

bétonsalon en blog